La grippe

De quoi s’agit-il ?

La grippe est une maladie infectieuse aiguë d’origine virale, qui se propage par épidémies d’apparition soudaine et de durée généralement brève. Les épidémies de grippe peuvent débuter dès le mois de novembre, avec un pic en décembre - janvier et une fin d’épidémie en février - mars.
La "vraie grippe" est souvent confondue avec les "syndromes grippaux" : rhumes, rhinites infectieuses aiguës, rhinopharyngites ou coryzas

Quelles en sont les causes ?

Due à un virus (appelé virus "influenza"), la grippe est une maladie extrêmement contagieuse qui se transmet d’une personne à l’autre par voie aérienne.
En effet, le simple éternuement d’une personne atteinte projette un véritable "nuage" de particules virales pouvant contaminer tout l’entourage. Le virus peut également être transmis par les mains contaminées, par exemple lors du mouchage.
Les épidémies de grippe surviennent tous les hivers à plus ou moins grande échelle. A des intervalles de temps imprévisibles, se produisent de grandes épidémies mondiales nommées "pandémies" qui peuvent faire des millions de victimes.
Elles correspondent à l’émergence d’une nouvelle souche de virus vis-à-vis de laquelle la population mondiale ne possède aucune immunité. En effet, le virus de la grippe a la capacité de "muter" fréquemment, c’est-à-dire de changer pour prendre une nouvelle forme jusque là inconnue, ce qui oblige à concevoir un vaccin adapté à la nouvelle souche chaque année.

Comment prévenir son apparition ?

La vaccination antigrippale est le seul moyen efficace d’éviter de contracter la grippe, son cortège d’inconvénients (fatigue persistante, absentéisme, ...) ainsi que le véritable danger qu’elle représente chez les personnes vulnérables.
Les mutations fréquentes du virus de la grippe ont pour résultante qu’un nouveau virus, légèrement ou très différent du virus précédent apparaît tous les ans. Le vaccin commercialisé chaque année possède une composition adaptée au virus du moment.
Pour que la protection vaccinale soit optimale, le vaccin antigrippal doit être administré au moins 15 jours avant le début de l’épidémie de grippe

Comment la reconnaître ?

Après une période d’incubation de 2 à 5 jours, le début en est généralement "explosif", associant trois grandes catégories de symptômes ou signes cliniques :

  • des symptômes infectieux : fièvre élevée à 39-40 °C s’accompagnant de frissons intenses, d’une sensation d’abattement général et d’une grande fatigue obligeant à s’aliter,
  • Des douleurs : maux de tête (ou céphalées), courbatures, douleurs diffuses au niveau des muscles, des articulations et de la colonne vertébrale,
  • Des symptômes respiratoires : éternuements, toux sèche, difficultés respiratoires, larmoiement et mouchage.

L’évolution, en l’absence de complications, se fait généralement vers la guérison en une semaine. Après une grippe, il est néanmoins très fréquent d’éprouver une fatigue persistante et de présenter une toux sèche pendant plusieurs semaines.

Quels examens peuvent être nécessaires ?

Dans la majorité des cas, aucun examen complémentaire n’est nécessaire et le simple diagnostic du médecin, favorisé par le contexte d’épidémie, est le plus souvent suffisant.
Parfois, au décours d’une grippe, se produit une surinfection des voies respiratoires, pouvant donner lieu à des complications (pneumonies, bronchites, sinusites, ...).
Des examens complémentaires pourront être alors demandés : radiographie pulmonaire, radiographie des sinus, bilan sanguin, etc.

Maladies dont les symptômes sont proches ?

Souvent, la grippe est confondue avec les "syndromes grippaux" (rhumes, rhinites infectieuses, rhinopharyngites ou coryzas).
Dues à de nombreuses espèces de virus respiratoires sévissant toute l’année, ces infections sont dans l’ensemble plus fréquentes en hiver qu’en été.
Elles donnent à la fois des signes locaux (éternuements, écoulement nasal, sensation de "nez bouché", ...) et des signes généraux (frissons, maux de tête, fatigue, fébricule ou fièvre peu élevée, ...).
En pratique, plusieurs éléments peuvent permettre une première orientation :
Grippe : un seul virus (le virus influenza). Signes infectieux et forte fièvre en premier plan. Signes respiratoires (éternuements, mouchage, toux, mal de gorge) au second plan contexte épidémique hivernal. Mode d’installation très brutal.
Syndrome grippal : nombreux virus respiratoires (rhinovirus, adénovirus, etc.). Signes respiratoires au premier plan. Malaise général, maux de tête et signes infectieux (fébricule) au second plan toute l’année (avec pic hivernal).

Quelle peut en être l’évolution ?

La complication principale de la grippe, maladie d’origine virale, est la surinfection des voies respiratoires par des bactéries, pouvant donner des tableaux de bronchites, sinusites, otites, pneumonies...
Dans ces cas, les signes cliniques, au lieu de disparaître en quelques jours, ont tendance à s’accentuer : la toux sèche devient grasse (avec crachats), l’écoulement nasal, clair au départ, devient purulent...
Ces surinfections par des bactéries touchent surtout les sujets âgés et les personnes atteintes d’insuffisance respiratoire chronique (bronchite chronique notamment).
La grippe peut également entraîner des complications sérieuses, chez les insuffisants cardiaques, les immunodéprimés, les insuffisants rénaux et les personnes atteintes de maladies chroniques (comme le diabète ou la mucoviscidose, par exemple).

Quel traitement peut-on vous proposer ?

Il faut savoir que la grippe est une maladie due à un virus et que les antibiotiques ne sont efficaces que sur les bactéries. Par conséquent, les antibiotiques ne sont pas indiqués que dans les cas de surinfection bactérienne.
Dans les cas les plus courants, le traitement de la grippe se résume au traitement de la fièvre et des douleurs, associé au repos, en attendant la guérison. Les médicaments utiles à cet effet sont les antalgiques (contre les douleurs) qui possèdent également le plus souvent une action antipyrétique (contre la fièvre).
Un nouveau médicament antigrippal disponible sur prescription médicale (mais non remboursé) peut permettre de raccourcir modestement (1 à 2 jours) l’épisode grippal à condition d’être pris suffisamment tôt

Que devez-vous faire ?

En plus de la prise d’antalgiques - antipyrétiques, et pour combattre les pertes d’eau et de sels minéraux occasionnées par la fièvre, il faut boire abondamment (eau minérale, thé sucré, potages salés).
En cas de toux sèche gênante, le pharmacien peut vous conseiller un sirop anti-tussif (bien respecter les contre-indications et les posologies).

En savoir plus : le vaccin anti-grippe

La meilleure prévention de la grippe reste la vaccination : particulièrement indiquée chez les plus de 65 ans et les personnes fragilisées quel que soit leur âge. Elle est aussi conseillée à toute personne susceptible de disséminer largement le virus (professionnels de santé, enseignants...).
Habituellement bien toléré, le vaccin anti-grippal peut occasionner des réactions locales (légère douleur au point d’injection) et générales bénignes (petite fièvre, maux de tête...).
Les contre-indications du vaccin antigrippal sont les maladies infectieuses évolutives (comme pour tous les autres vaccins) et les -rares- cas d’allergie aux protéines de l’oeuf.
Il faut savoir que la vaccination anti-grippale entraîne une protection spécifique vis-à-vis du virus de la grippe et non pas vis-à-vis des nombreux autres virus responsables des syndromes grippaux.
La confusion -fréquente- entre ces deux types d’infection fait parfois douter à tort de l’efficacité du vaccin.

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